Musk dissout xAI et absorbe Grok dans SpaceX : la fin d'une IA indépendante
Elon Musk vient de mettre fin à xAI en tant que société indépendante : en mai 2026, la startup qu'il avait fondée pour concurrencer OpenAI est officiellement absorbée par SpaceX, qui crée en son sein une nouvelle division baptisée SpaceXAI. La fusion avait été valorisée à 1 250 milliards de dollars — SpaceX à 1 000 milliards, xAI à 250 milliards. Pour les utilisateurs de Grok et les observateurs du secteur, cela signifie que l'IA de Musk n'est plus une entreprise à part entière, mais un département de sa société spatiale.
Tous les cofondateurs sont partis
Le signe le plus révélateur de cette recomposition : les onze cofondateurs originaux de xAI ont tous quitté la société d'ici mars 2026, selon The Next Web. Musk est le seul fondateur encore en place. Il a lui-même reconnu publiquement que « xAI n'avait pas été construite correctement la première fois » et qu'elle était « reconstruite depuis ses fondations ». Ce départ massif, combiné à la dissolution formelle de la structure, dessine une rupture nette avec le projet initial.
Un accord inattendu avec Anthropic
Le même mois, SpaceX a annoncé un partenariat de calcul avec Anthropic, le concurrent direct de xAI. L'infrastructure Colossus 1, le supercalculateur de xAI installé à Memphis et équipé de plus de 220 000 GPU Nvidia (H100, H200, GB200), va désormais être mise à disposition d'Anthropic pour accélérer le développement de Claude, selon Decrypt. Musk, qui critiquait publiquement Anthropic il y a encore peu, a opéré un retournement spectaculaire, invoquant les contraintes de capacité dans la course à l'IA.
Ce que ça change pour les utilisateurs en France
Pour l'instant, Grok reste accessible via X (ex-Twitter), mais son développement futur dépend désormais de SpaceXAI — une structure dont les contours restent flous. Du côté européen, la concentration croissante des actifs IA de Musk (SpaceX + xAI + X) dans une seule entité américaine pose des questions auxquelles Bruxelles et les régulateurs français (CNIL, ARCEP) n'ont pas encore répondu : où sont hébergées les données, et sous quel cadre juridique ? Face à cette consolidation, des acteurs comme OVHcloud ne disposent d'aucun équivalent en termes de puissance de calcul. La restructuration de Musk n'est pas qu'une affaire interne : c'est un rappel que les grandes décisions de l'IA mondiale se prennent loin de Paris.