GTA VI : Take-Two veut racheter des studios avec les bénéfices du jeu

Par: Michael Korgs | aujourd'hui, 11:00

GTA VI sortira le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series X|S — et son éditeur Take-Two ne compte pas laisser les profits dormir sur un compte en banque. Lors de la présentation des résultats trimestriels le 21 mai 2026, le PDG Strauss Zelnick a confirmé que les revenus générés par le jeu serviraient à financer de nouvelles acquisitions de studios. L'enjeu est considérable : Take-Two table sur 8 à 8,2 milliards de dollars de réservations nettes pour l'exercice 2027, soit une hausse d'environ 20 % sur un an.

La stratégie

Zelnick ne cache pas ses ambitions. Il envisage deux axes de croissance : le développement interne, avec de nouveaux jeux et des recrutements, et des rachats externes ciblés. Selon Kotaku, il a insisté sur la discipline de l'entreprise en la matière :

> « En près de deux décennies, toutes nos acquisitions se sont révélées fructueuses. Je pense que c'est parce que nous sommes extrêmement rigoureux. Si notre capital continue de croître, on peut s'attendre à une croissance externe également. »

Les deux dernières opérations illustrent cette approche : Gearbox Entertainment (créateurs de Borderlands) a été rachetée en 2024 pour 460 millions de dollars, et Zynga, spécialiste du jeu mobile, a été acquise en 2022 pour 12,7 milliards de dollars. Zelnick revendique un taux de réussite de 100 % sur l'ensemble de ces opérations, même si l'intégration de Zynga a traversé des turbulences sur un marché mobile en repli.

Ce que ça change pour les joueurs en France

Pour l'instant, ni Amazon.fr, ni la Fnac, ni Boulanger n'ont ouvert de précommandes officielles pour GTA VI. Le budget de développement du jeu est estimé entre 1 et 1,5 milliard de dollars par 24/7 Wall St — loin des 2 milliards parfois cités. Une version PC est attendue en 2027.

Sur le terrain des acquisitions, Take-Two ne mentionne aucun studio français dans son viseur déclaré. Des éditeurs comme Ubisoft traversent une période difficile, et des studios indépendants tels que Dotemu ou Amplitude restent des acteurs locaux à surveiller — mais rien n'indique qu'ils figurent sur la liste de Zelnick. La guidance de 8,2 milliards n'est d'ailleurs pas ventilée par zone géographique : la part de la France dans ces prévisions reste inconnue.