ChatGPT devient une super-appli : ce que prépare OpenAI pour juin 2026

Par: Michael Korgs | aujourd'hui, 02:38

OpenAI prépare sa plus grande refonte de ChatGPT depuis le lancement du service, selon le Financial Times. Le projet, baptisé « Aria » en interne, vise à transformer le chatbot en une plateforme unifiée intégrant des agents IA, de la génération d'images, du code et des services tiers. ChatGPT compte aujourd'hui 900 millions d'utilisateurs actifs par semaine — et OpenAI veut que chacun d'eux fasse bien plus que discuter avec un assistant.

La plateforme, pas le chatbot

Le changement est structurel. ChatGPT ne se contentera plus de répondre à des questions : il proposera des outils de programmation via Codex, de création visuelle via Canva, et de réservation de voyages via Booking.com. D'autres partenaires sont déjà engagés dans le déploiement pilote : Expedia, Figma, Spotify, Coursera et Zillow. L'objectif à long terme est encore plus ambitieux — selon des sources citées par le Financial Times, OpenAI voudrait à terme supprimer les « prompts » : l'IA devrait comprendre l'intention de l'utilisateur sans qu'il ait besoin de formuler une requête explicite.

Ce virage vers les agents IA place OpenAI en concurrence directe avec Microsoft Copilot et Salesforce Agentforce sur le segment de l'automatisation en entreprise. Le tout intervient alors qu'OpenAI aurait déposé un dossier S-1 confidentiel en vue d'une introduction en Bourse, avec Goldman Sachs et Morgan Stanley comme banques conseil, pour une valorisation potentielle d'un trillion de dollars d'ici fin 2026, selon BeInCrypto.

Pas encore disponible en France

Pour les utilisateurs en France, il faudra patienter. Les intégrations applicatives — dont Canva et Booking.com — sont explicitement exclues de l'Espace économique européen au moment du lancement, comme le précise l'annonce officielle d'OpenAI. Aucune date ni localisation en français n'a été confirmée pour l'heure ; OpenAI évoque un déploiement européen « prochainement ».

Des questions réglementaires restent également ouvertes. Le stockage des conversations, la mémoire persistante des agents et le partage de données avec des tiers comme Booking.com soulèvent des enjeux de consentement que la CNIL n'a pas encore eu à examiner dans ce contexte. La France ne dispose d'aucun équivalent local : ni OVHcloud ni Mistral ne proposent de plateforme comparant agents IA et services tiers à cette échelle.

La suite

Le déploiement commencera par la version web et les applications mobiles dans les marchés autorisés. Si le calendrier tient, les premières fonctionnalités pourraient arriver en Europe avant la fin de l'année — mais sans garantie sur le périmètre exact ni sur la prise en charge du français.