Hong Kong dit adieu au 2G : la France suit le même chemin dès 2026

Par: Michael Korgs | aujourd'hui, 12:25

Hong Kong vient de tourner définitivement la page du 2G : China Mobile Hong Kong (CMHK) a coupé son réseau GSM le 23 juin 2026, après approbation de l'OFCA en décembre 2025. La ville devient ainsi la dernière place forte asiatique à franchir ce cap. Moins de 2,3 % de la clientèle de CMHK utilisait encore le 2G — un chiffre qui illustre à quel point ces réseaux survivent par inertie plutôt que par nécessité.

Une extinction progressive

CMHK n'était pas pressé. Hutchison Telephone avait fermé son 2G dès septembre 2021, SmarTone en octobre 2022, puis HKT en novembre 2024. CMHK est resté le dernier opérateur à maintenir cette infrastructure, notamment pour des équipements industriels anciens et quelques terminaux vieillissants.

La 3G a suivi le même sort : CMHK l'a arrêtée le 30 juin 2025, n'affectant que 0,25 % de ses abonnés. Aujourd'hui, le signal 3G à Hong Kong ne se capte plus qu'en banlieue éloignée ou sur des îles isolées — le centre-ville est entièrement passé en 4G/5G.

Et en France ?

La situation française suit une logique similaire, mais avec un calendrier propre. Orange France a lancé son extinction 2G en décembre 2025 dans le Sud-Ouest, étendue à neuf départements en mars 2026, au reste du territoire en septembre 2026, avec une fermeture complète prévue fin 2026. SFR et Bouygues Telecom visent également 2026 pour leur réseau 2G.

La particularité française : la 3G reste en service jusqu'en 2028. Orange, dont la couverture 3G a toujours été plus étendue que le 2G en zones rurales, a fait le choix de conserver ce palier intermédiaire pour ne pas laisser certaines zones sans connexion. Free Mobile, de son côté, s'appuie sur un accord de roaming avec Orange dont l'échéance courait fin 2025.

Pourquoi ça compte

La logique économique est identique à Hong Kong : les fréquences 900 et 1 800 MHz libérées par le 2G seront réaffectées à la 4G et à la 5G, notamment pour améliorer la couverture en zones rurales. Maintenir des antennes 2G pour une poignée d'utilisateurs — souvent des capteurs M2M ou des vieux appareils — coûte de l'énergie et de l'argent sans retour proportionnel.

Si vous possédez encore un téléphone sans 4G, le moment est venu de vérifier sa compatibilité. Les appareils vendus depuis 2015 gèrent presque tous la 4G sans problème.