Steam Machine : Windows est disponible, mais il faut effacer SteamOS
Valve vient de rendre possible l'installation de Windows sur la Steam Machine, sa console de salon lancée à partir de 1 049 $. Le fabricant publie un pack de pilotes officiels couvrant la carte graphique, le Wi-Fi, le Bluetooth et le lecteur de carte SD — une première sur ce matériel. Le problème : passer à Windows oblige à effacer complètement SteamOS, le système d'exploitation maison optimisé pour le jeu.
Le choix, pas les deux
Contrairement à ce que beaucoup espéraient, il n'existe pas encore de solution de dual-boot officielle. La Steam Machine est techniquement capable de faire tourner deux systèmes, mais la fonction n'est pas encore intégrée à SteamOS. Valve promet un assistant de dual-boot dans une future mise à jour, sans préciser de date. En attendant, quiconque installe Windows perd l'environnement SteamOS — et doit savoir que Valve ne fournit aucun support technique pour Windows sur son matériel. La société le dit clairement : les pilotes sont fournis « en l'état ».
La procédure d'installation est également contraignante : il faut démarrer l'appareil touche Échap enfoncée pour accéder au menu de démarrage, et disposer d'une connexion Ethernet filaire — les pilotes Wi-Fi n'étant pas encore actifs au lancement de l'installation.
Un tarif difficile à justifier
Côté configuration, la Steam Machine embarque un processeur AMD Zen 4 six cœurs cadencé jusqu'à 4,8 GHz, un GPU AMD RDNA3 à 28 unités de calcul, 16 Go de DDR5 et 8 Go de GDDR6 en VRAM. De quoi viser le 4K/60 ips avec upscaling. Mais le tarif — entre 1 049 $ et 1 349 $ selon la capacité de stockage (512 Go ou 2 To) — pose question face à une PS5 disponible aux alentours de 499 €.
Selon VideoCardz, l'absence de dual-boot reproduit exactement les mêmes lacunes que sur Steam Deck, où les utilisateurs avancés contournent la limitation manuellement. Windows Central présente cette ouverture comme un signal de flexibilité, mais l'absence de support officiel limite l'argument.
Faut-il craquer ?
Pour les joueurs qui veulent profiter de titres incompatibles avec SteamOS — notamment ceux protégés par des anti-cheat non supportés sous Linux — Windows reste une nécessité. Mais sacrifier SteamOS pour y accéder, sur un appareil positionné comme console de salon, est un compromis difficile. On attend une disponibilité confirmée en France et des prix en euros avant de trancher vraiment.