ChatGPT Work : OpenAI lance son agent d'automatisation au bureau
OpenAI a lancé ChatGPT Work le 9 juillet 2026, un outil qui fusionne le chatbot habituel, un agent capable d'exécuter des tâches en autonomie et l'environnement de programmation Codex dans une seule application de bureau. Le tout tourne sur GPT-5.6, la dernière version du modèle d'OpenAI. Pour les professionnels qui passent leurs journées entre Slack, Google Drive et feuilles de calcul, c'est la promesse d'un assistant qui agit — pas seulement qui répond.
Ce que fait ChatGPT Work
L'agent peut créer des documents finalisés, des tableaux, des présentations ou des sites web à partir du contexte qu'il collecte dans vos applications. Via une architecture de greffons, il suffit de taper `@` suivi du nom d'un service — Slack, Teams, Google Drive, SharePoint — pour lui donner accès à vos données ou lui faire déclencher des actions. OpenAI insiste sur le fait que l'utilisateur contrôle à tout moment quelles données sont accessibles et quand une confirmation manuelle est requise.
L'application intègre aussi un navigateur et une nouvelle fonction appelée Sites, qui permet de concevoir des applications web légères, des tableaux de bord ou des portails internes directement dans ChatGPT Work. En conséquence, le navigateur Atlas d'OpenAI sera abandonné le 9 août prochain.
Disponibilité et prix en France
Le déploiement a commencé avec les abonnés Pro et Enterprise, et s'étend aux comptes Plus et Business en quelques heures, selon 9to5Mac. Sur ordinateur (macOS et Windows), l'accès à ChatGPT Work est gratuit. L'accès via le navigateur web, en revanche, est réservé aux abonnés payants.
En France, ChatGPT Plus coûte environ 19 à 20 € par mois TVA comprise. Les tarifs Pro — entre 100 et 200 dollars par mois — ne sont pas encore officiellement convertis en euros. OpenAI n'a pas précisé de calendrier de localisation pour le marché français.
Ce que ça implique côté réglementation
La CNIL a déjà ouvert des enquêtes sur OpenAI après 2023, et l'AI Act européen impose des obligations de transparence supplémentaires pour les systèmes d'IA à usage général, selon Moveo.AI. Un agent qui accède à des fichiers professionnels et automatise des tâches sensibles entre clairement dans le périmètre de ces exigences. OpenAI, dont le siège européen est à Dublin, relève de la supervision de l'autorité irlandaise de protection des données — mais les implications concrètes pour les utilisateurs en France restent floues.
Pour l'heure, on peut lancer des tâches depuis un smartphone et laisser l'agent travailler en arrière-plan, puis suivre l'avancement depuis le bureau ou le web. La compétition s'intensifie face à Microsoft Copilot et à Claude d'Anthropic, qui visent le même terrain professionnel.