OpenAI prépare un smartphone IA avec Qualcomm et MediaTek — mais rien n'est confirmé

Par: Michael Korgs | aujourd'hui, 14:15
Illustration générée par ChatGPT Illustration générée par ChatGPT. Source: Source : généré par ChatGPT

OpenAI travaillerait sur un smartphone radicalement différent de ce qu'on connaît aujourd'hui. Selon l'analyste Ming-Chi Kuo, la société de Sam Altman collabore avec Qualcomm et MediaTek pour concevoir une puce sur mesure dédiée à un appareil piloté par des agents IA. La production de masse ne serait pas envisagée avant 2028 — et aucune des entreprises citées n'a confirmé quoi que ce soit.

L'appareil

Le projet, tel que le décrit Business Standard en relayant l'analyse de Kuo, ne ressemble pas à un smartphone classique. L'interface habituelle — avec ses applications et ses icônes — serait remplacée par des agents IA capables d'exécuter des tâches à la place de l'utilisateur. La puce serait optimisée pour faire tourner de petits modèles de langage directement sur l'appareil, les tâches complexes étant déléguées au cloud. Sam Altman a publiquement approuvé ce concept d'interface agentique le 26 avril sur X.

Sur le plan industriel, les rapports d'avril 2026 citaient Luxshare Precisio comme partenaire de fabrication. Mais cette information est à prendre avec précaution : selon une clarification iMedia de janvier 2026, Luxshare a démenti toute implication, et la fabrication aurait été confiée à Foxconn, avec une production envisagée aux États-Unis ou au Vietnam — pas en Europe.

Les doutes

La source unique de ce scoop reste Ming-Chi Kuo, dont les prédictions sont souvent fiables mais pas infaillibles. OpenAI, MediaTek, Qualcomm et Foxconn n'ont publié aucun communiqué. Le calendrier — finalisation des spécifications fin 2026 ou début 2027, production en 2028 — est une projection d'analyste, pas une feuille de route officielle.

Pour les utilisateurs en France, l'absence de date de commercialisation et d'annonce de disponibilité en Europe pose question. Un agent IA toujours actif sur un téléphone soulève par ailleurs des interrogations sur la collecte de données personnelles et la conformité au RGPD, un terrain que la CNIL surveille de près.

La perspective

Si ce projet aboutit, il pourrait bousculer l'écosystème des applications mobiles — celui d'Apple en premier lieu. Mais entre une fuite de chaîne d'approvisionnement et un produit dans les mains des consommateurs, il y a souvent plusieurs années et autant d'imprévus. À suivre, sans s'emballer.