Neuralink : Elon Musk lance la production de masse des puces cérébrales dès 2026

Par: Michael Korgs | hier, 18:21
Cerveau et technologie unis Cerveau et technologie unis. Source: AI

Elon Musk a annoncé une accélération majeure pour Neuralink : le passage à une production de masse et l'automatisation complète de la pose d'implants cérébraux. D’ici 2026, l’entreprise vise à transformer une neurochirurgie complexe en une procédure robotisée aussi simple qu’une opération de la vue.

Le robot « R1 » : la clé de la production de masse

Pour Elon Musk, l'avenir de Neuralink ne repose pas uniquement sur la puce, mais sur la machine capable de l'installer. La société prévoit de généraliser l'utilisation de son robot chirurgien, baptisé « R1 ». Ce dernier est conçu pour insérer des fils d'électrodes plus fins qu'un cheveu humain dans le cortex cérébral avec une précision impossible à atteindre pour la main humaine, tout en évitant soigneusement les vaisseaux sanguins.

L’objectif est ambitieux : réduire le temps d'intervention à moins de 15 minutes, rendant la procédure « quasi-routinière », à l’image du LASIK pour les yeux.

Des résultats concrets : déjà 12 patients « connectés »

L’annonce, faite sur le réseau social X, s’appuie sur des avancées réelles. À ce jour, douze personnes souffrant de paralysie sévère utilisent déjà l’interface Neuralink à travers le monde. Ces patients parviennent à contrôler des curseurs, naviguer sur Internet et même jouer à des jeux vidéo par la pensée.

Le premier patient humain, Noland Arbaugh, a prouvé la viabilité du système malgré un défi technique initial : le retrait partiel de certains fils d'électrodes. Un problème que Neuralink a résolu via une mise à jour logicielle et qu'elle compte éliminer définitivement dans sa version de production 2026.

Au-delà de la paralysie : le projet Blindsight

Si la priorité reste les lésions de la moelle épinière, Neuralink diversifie ses capacités. La FDA a récemment accordé le statut de « dispositif révolutionnaire » au projet Blindsight, qui vise à restaurer la vision. Cette technologie pourrait permettre aux personnes aveugles, même de naissance, de percevoir des images en stimulant directement le cortex visuel.


Schéma explicatif du fonctionnement de l'interface cerveau-machine de Neuralink, de l'implant cérébral N1 au contrôle externe sur tablette. AI

Un marché sous haute tension

Avec une levée de fonds massive de 650 millions de dollars (environ 550 millions d'euros) réalisée l'année dernière, Neuralink dispose des moyens de ses ambitions. Cependant, la concurrence s'intensifie :

  • Synchron utilise une approche moins invasive via les vaisseaux sanguins.
  • Precision Neuroscience développe des films ultrafins qui ne nécessitent pas de percer le tissu cérébral.

L'entrée de Neuralink dans une phase de « production industrielle » en 2026 marque un tournant historique : le passage de l'expérimentation de laboratoire à une véritable industrie de la santé augmentée.