Les actions BYD ont perdu 60 milliards de dollars : les investisseurs doutent des perspectives des véhicules électriques chinois
La chute brutale des actions BYD est devenue l'un des événements les plus marquants du marché boursier chinois ces derniers mois. Depuis mai, la capitalisation boursière de l'entreprise a diminué de plus de 60 milliards de dollars, et la vente à découvert a également touché d'autres fabricants de véhicules électriques. La raison pour cela est l'inquiétude croissante des investisseurs concernant la rentabilité de l'ensemble du secteur face au ralentissement de la demande et à l'augmentation des coûts.
Ce que l'on sait
La nouvelle vague de ventes a été provoquée par des données de ventes médiocres. En janvier, BYD a vendu 109 569 voitures sur le marché intérieur, soit près de deux fois moins que l'année précédente. La situation des concurrents n'est pas meilleure : XPeng a signalé une baisse de plus de 30 % des livraisons, et d'autres acteurs du segment de masse ressentent également la pression.
Les investisseurs craignent que le marché des véhicules électriques en Chine n'entre dans une phase de correction douloureuse. Les subventions gouvernementales sont réduites, la concurrence reste féroce et la demande intérieure s'est manifestement refroidie. Un coup supplémentaire est porté par l'augmentation des prix des matières premières : au cours des trois derniers mois, le prix du lithium pour les batteries a plus que doublé, le cuivre et l'aluminium ont renchéri, tandis que la pénurie de puces augmente le coût des composants "intelligents".
Les actions BYD ont chuté de plus de 40 % par rapport à leur pic de mai 2025. Illustration :Bloomberg
Selon les analystes, les coûts supplémentaires peuvent atteindre 1 000 dollars par voiture dans certains modèles. Les études montrent que les entreprises avec des marges plus faibles, telles que XPeng, Nio et Li Auto, sont en position vulnérable, tandis que BYD se sent plus stable grâce à sa production interne de composants clés.
L'exportation reste un point positif : l'amélioration des relations commerciales avec l'UE et le Canada pourrait soutenir les livraisons à l'étranger. Néanmoins, les analystes de Morgan Stanley s'attendent à ce que les volumes de ventes au premier trimestre puissent chuter de 30 à 40 % par rapport à la fin de l'année dernière. Cependant, le secteur attire de plus en plus les investisseurs "baisse", pariant sur une nouvelle baisse
Source : Bloomberg