Blue Origin livre à la NASA une cabine d'entraînement grandeur nature pour Artemis

Par: Michael Korgs | aujourd'hui, 03:08
Blue Origin livre à la NASA une cabine d'entraînement grandeur nature pour Artemis

Le programme Artemis entre dans une nouvelle phase concrète : Blue Origin vient de livrer à la NASA un prototype grandeur nature de la cabine d'équipage de son atterrisseur lunaire Mark 2. L'appareil, haut de plus de 4,5 mètres (15 pieds), est désormais installé au Centre spatial Johnson à Houston, selon l'annonce officielle NASA. C'est un signal clair que la NASA mise sur Blue Origin pour tenir les délais serrés de la mission Artemis IV, prévue en 2028.

La cabine, pas le vaisseau entier

Ce prototype ne représente que la partie basse de l'atterrisseur — la cabine où séjournera l'équipage. Dans sa version finale, le Mark 2 mesurera environ 16 mètres de haut. L'objectif de cette maquette est purement fonctionnel : permettre des tests dits « human-in-the-loop », c'est-à-dire des simulations avec de vrais astronautes à bord. Au programme : répétitions de missions, tests de combinaisons spatiales, vérification des communications avec le centre de contrôle, et entraînements aux sorties extravéhiculaires simulant la surface lunaire.

Parallèlement, la version cargo sans équipage — baptisée Endurance ou Mark 1 — a terminé ses essais en chambre à vide thermique chez NASA. Son lancement vers le pôle sud de la Lune est prévu cette année, pour y déposer des équipements scientifiques.

SpaceX dans la même course

La NASA a revu sa feuille de route en début d'année. La mission Artemis III, initialement prévue comme premier alunissage habité, sera finalement un test en orbite terrestre fin 2027. Les astronautes embarqueront à bord d'Orion et s'exerceront aux manœuvres d'amarrage avec les atterrisseurs — Blue Moon de Blue Origin ou Starship HLS de SpaceX, selon Scientific American. La NASA a précisé qu'elle utilisera le système prêt en premier.

Le premier véritable alunissage humain est donc repoussé à Artemis IV, en 2028. Les deux fournisseurs ont confirmé à la NASA leur capacité à respecter les exigences de rendez-vous et d'amarrage pour fin 2027.

La contribution européenne en retrait

La France et l'Europe participent à Artemis via Airbus et Thales — notamment pour le Module de Service Européen (ESM) qui propulse la capsule Orion, et pour certains systèmes électroniques. Mais les atterrisseurs lunaires restent 100 % sous contrôle américain : la NASA HLS Overview confirme que SpaceX et Blue Origin sont les seuls fournisseurs retenus pour ces systèmes critiques. L'Europe fournit le vaisseau de soutien, pas le module qui posera le pied sur la Lune.