Xiaomi s'impose dans le top 5 des constructeurs électriques en Chine

Par: Michael Korgs | aujourd'hui, 10:38
Xiaomi s'impose dans le top 5 des constructeurs électriques en Chine

Quand Lei Jun a annoncé que Xiaomi allait fabriquer des voitures électriques, beaucoup ont souri. En avril 2026, la marque a livré plus de 30 000 véhicules en Chine, selon CnEVPost, se hissant à la 5e place des constructeurs électriques du pays. Ce n'est plus un pari technologique : c'est une réalité industrielle qui concerne directement les acheteurs européens, France incluse.

Le classement

BYD reste hors de portée avec 182 025 unités livrées en avril. Mais Xiaomi a dépassé des rivaux établis comme Nio (29 312 unités) et Li Auto (34 085 unités), en s'intercalant juste derrière Leapmotor (57 162 unités) et Changan (64 471 unités). C'est le SUV YU7 qui tire la croissance, aux côtés d'une nouvelle génération de la berline SU7 — deux modèles dont les délais de livraison atteignent respectivement 58 et 41 semaines en Chine, signe d'une demande qui dépasse encore la capacité de production.

L'avantage logiciel

Là où les constructeurs traditionnels peinent à créer une interface multimédia convaincante, Xiaomi capitalise sur son système HyperOS, déjà présent sur ses smartphones, tablettes et objets connectés. L'intégration avec les appareils Xiaomi existants — y compris les Mi Band très répandus en France — constitue un argument de vente que Tesla ou Renault ne peuvent pas répliquer sans refonte complète. Le réseau de services en Chine couvre désormais 495 boutiques dans 143 villes, preuve d'une infrastructure qui grandit vite.

Ce que ça change pour la France

Xiaomi a confirmé un lancement en France prévu pour le second semestre 2027, selon Mobiwisy. Des prototypes ont été aperçus en homologation près de Montpellier, et un centre de R&D; à Munich — avec plus de 100 ingénieurs dont d'anciens de BMW — travaille à l'adaptation pour le marché européen. Le prix d'entrée de la SU7 Standard est estimé entre 35 000 et 40 000 €, selon Go-Electra, ce qui la placerait directement face à la Tesla Model 3 (36 990 € en France).

Un obstacle reste majeur : la taxe douanière européenne de 30,7 % (10 % de droit de base + 20,7 % de surtaxe compensatoire) appliquée aux véhicules électriques importés de Chine. Sans accord commercial UE-Chine, ce surcoût pourrait alourdir significativement la facture finale. Xiaomi ne prévoit pas d'usine en Europe pour l'instant. Pour les acheteurs français qui suivent le dossier, la prudence reste de mise — mais le calendrier se précise.