Stringman : ce robot suspendu au plafond ramasse le désordre à votre place
Un robot qui descend du plafond pour ramasser vos chaussettes : l'idée semble surréaliste, mais Stringman existe vraiment et est déjà en vente. Conçu par l'ingénieur américain Nathaniel Nifong via sa société Neufangled, cet appareil suspendu à des câbles repère les objets éparpillés au sol, les attrape et les dépose dans un bac désigné — sans que vous leviez le petit doigt. La mauvaise nouvelle : la France ne figure pas dans les territoires livrés.
Le concept
Stringman appartient à une catégorie encore confidentielle : les robots câbles, ou CDPR (cable-driven parallel robots). Concrètement, quatre ancres se fixent aux coins du plafond et tendent de fins câbles qui guident l'appareil au-dessus de la pièce. Un modèle d'IA embarqué identifie les objets au sol, puis le robot descend, saisit et range.
La plateforme est entièrement open-source, sous licence Apache 2.0 et certifiée OSHWA. Elle est compatible avec le framework LeRobot de Hugging Face, ce qui permet — en théorie — d'entraîner l'appareil à reconnaître de nouveaux objets via télé-opération. Attention toutefois : d'emblée, Stringman ne ramasse que le linge. Élargir ses compétences demande une vraie expertise Linux et du temps d'entraînement.
Ce que ça coûte, et pourquoi c'est compliqué en France
Neufangled official propose deux formules : 965 $ pour le modèle assemblé, ou 655 $ pour le kit DIY incluant les pièces, les instructions et les fichiers STL pour impression 3D. Le délai annoncé est de deux semaines.

Le kit DIY de Stringman inclut les pièces, les instructions et les fichiers pour impression 3D.
Les livraisons sont limitées aux États-Unis, au Mexique, au Royaume-Uni, au Japon, à la Corée du Sud, au Vietnam et à Taïwan. La France — et plus largement l'Union européenne — en est absente. Les tarifs douaniers, la conformité CE pour un robot monté au plafond dans un logement privé, et les obligations liées au RGPD (les ancres intègrent des caméras) restent des questions sans réponse dans la documentation officielle.
La suite ?
Stringman cible avant tout la communauté maker anglophone, comme le souligne Interesting Engineering juin 2026. Pour les passionnés de robotique en France, la voie la plus réaliste reste d'importer les fichiers open-source et de construire soi-même — si les barrières douanières le permettent. À suivre, donc, si Neufangled élargit un jour sa liste de territoires à l'Europe.